L’utilisation des OGM dans l’alimentation des bovins

Date de publication : Mars 2017

En Belgique, aucun OGM n’est cultivé. Ailleurs en Europe, un seul OGM (maïs résistant aux insectes ravageurs) est cultivé pour le moment . Les conditions de mises sur le marché des OGM sont très strictes !

Un OGM est un organisme (par exemple une plante) dont le matériel génétique a été modifié volontairement par l’homme. Cet organisme peut devenir résistant à certains insectes ravageurs des cultures ou à des herbicides utilisés durant leur culture. Ces OGM sont différents des organismes obtenus par sélection génétique naturelle.

Les principales cultures OGM dans le monde concernent le soja (50%), le maïs (30%), le coton (14%) ou encore le colza (5%).

Un domaine hautement légiféré :
Une nouvelle législation européenne relative aux OGM a été adoptée en 2015. La culture d’OGM en Europe n’est autorisée qu’après la réalisation d’une évaluation de l’impact sur la santé humaine, animale et l’environnement. Aucun OGM ne peut être cultivé en Europe sans l’autorisation de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et des agences nationales d’évaluation.

A ce jour, la consommation d’OGM n’a pas provoqué d’effets indésirables sur la santé humaine (EFSA, 2016).

Et quel impact pour les animaux ?

Bien qu’ils ne puissent être cultivés en Belgique, des aliments contenant des plantes importées ayant subi des modifications génétiques (OGM importés) peuvent être employés pour l’alimentation des animaux. Il s’agit principalement de soja et de maïs. En Wallonie, le maïs employé est principalement du maïs ensilage issu de l’exploitation (donc sans OGM), le soja employé dans la ration des bovins à l’engraissement (3 mois) représente environ 2.5% de la ration. Le soja importé en Belgique est du soja issu de la filière « Responsiblesoy »  http://www.responsiblesoy.org.

En agriculture biologique, en qualité différenciée et dans de nombreux cahiers des charges privés (Bleue des Prés, Arden Beef…), les aliments OGM sont interdits. Tourteaux de lin, de colza, luzerne, de nombreuses alternatives se développent et permettent aux producteurs de remplacer le soja pour l’alimentation des bovins.

L’AFSCA et l’Europe veillent…

En Belgique, l’ensemble des aliments pour animaux contenant des OGM sont contrôlés par l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) pour éviter les accidents et les fraudes. Cette agence a pour mission de vérifier la traçabilité des OGM autorisés à être mis sur le marché (contrôle des étiquettes, des factures chez les fournisseurs donnant des garanties quant à leurs matières premières) mais aussi de surveiller l’absence d’OGM non autorisés grâce à des analyses par des laboratoires agréés par l’AFSCA.

Les produits issus des animaux (lait, fromage, viande), nourris avec des aliments contenant des OGM, ne doivent pas mentionner sur l’étiquette le type d’aliments ingéré par les animaux. En effet, les gènes modifiés sont digérés par l’animal et ne sont donc pas présents dans les différents produits issus des animaux.

Partager cet article :