L’autonomie alimentaire en Wallonie

Date de publication : Mars 2017

L’autonomie alimentaire des exploitations wallonnes est supérieure à 60 % et peut atteindre 100 % dans certains cas. En recherchant l’autonomie alimentaire, l’éleveur peut mieux maîtriser ses coûts de production. Il est cependant limité par les contraintes spécifiques de son exploitation.

Que signifie « autonomie alimentaire » ?
L’autonomie alimentaire de l’exploitation est le rapport entre les aliments produits (fourrages, céréales, protéagineux) sur l’exploitation et la totalité des aliments consommés par le troupeau sur cette exploitation.

L’autonomie alimentaire peut aussi être définie à plus grande échelle : une commune, une région, une province, un pays….

Les conditions climatiques, le type de sol et la structure de l’exploitation (superficie, nombre de bovins, niveau et type de production) influencent le niveau d’autonomie alimentaire qu’une exploitation est capable d’atteindre.

Pourquoi rechercher l’autonomie alimentaire ?
En Wallonie, la part des aliments achetés représente entre 25 et 30 % des charges financières d’une exploitation, en moyenne, et est fonction de la spéculation (viande ou lait) (DAEA, 2014). C’est la dépense la plus élevée dans un élevage bovin. La recherche d’autonomie alimentaire permet à l’exploitant de mieux maîtriser ses coûts de production. Cependant, plus l’exploitant veut produire de grandes quantités de lait ou de viande par animal, plus il aura des difficultés à atteindre un haut niveau d’autonomie alimentaire car il devra mobiliser une ration plus riche en concentrés. Le but de l’éleveur est de rechercher le meilleur compromis en fonction de ses objectifs de production et des contraintes de son exploitation.

La Wallonie présente l’avantage d’avoir à disposition de l’herbe en abondance. Dans les régions herbagères plus de 70 % de la ration peut être couverte par le pâturage et l’ensilage d’herbe produit sur la ferme. Dans les zones de polyculture – élevage, comme dans le Hainaut ou le Condroz, le niveau d’autonomie alimentaire des exploitations peut dépasser 80 %. En effet, l’agriculteur peut également cultiver du maïs pour l’ensilage, des céréales dont il récolte la paille, des protéagineux, des betteraves dont il récupère la pulpe à la sucrerie, …

L’autonomie alimentaire peut également être considérée au niveau de la Wallonie. En effet, certaines zones d’élevage ne sont pas du tout propices aux cultures et la prairie est la seule alternative. Par contre, certaines zones, comme la région limoneuse ont un sol idéal pour les grandes cultures et produisent de nombreux coproduits utilisables en élevage. Ainsi les zones de culture et les zones d’élevage se complètent afin de tendre vers une autonomie alimentaire élevée à l’échelle de la région.

Partager cet article :