La viande ovine

En Wallonie

Une production locale à développer

Le début du XXème siècle a vu la pratique de l’élevage ovin se perdre au sein de nos campagnes.Aujourd’hui, par manque de tradition, le secteur ovin wallon manque d’éleveurs professionnels et surtout d’agneaux.

L’élevage ovin est un secteur agricole peu développé:

  • avec 460 éleveurs wallons professionnels (qui possèdent 30 brebis et plus)
  • 5490 éleveurs en Wallonie dont 92% d’hobbyistes (qui possèdent moins de 30 brebis)
  • 71.900 brebis dont 45 % du cheptel entre les mains de l’éleveur professionnel
  • Un emploi à temps plein dans le secteur du mouton demande d’élever environ 400 brebis
  • Un secteur agricole visant la production de viande et/ ou l’entretien de l’environnement (réserves naturelles,…)
  • Une tendance forte à l’agriculture biologique : près d’un quart des éleveurs détenant minimum 50 brebis sont certifiés bio.
  • Un cheptel varié, aux races multiples et croisées. La race la plus présente en Wallonie : l’Ardennais Roux. Quelques-unes des autres races courantes : Ile-de-France, Texel culard, Texel français, Romane, mouton Vendéen, Suffolk,…

En quelques chiffres:

  • Une des productions agricoles wallonnes les plus déficitaires : en 2015, la Belgique produit seulement 8 % de la viande d’agneau qu’elle consomme.
  • 23.620 T de viande d’agneau « équivalent carcasse » importées annuellement en Belgique pour notre consommation.
  • 1 agneau ≈ 16 kg de viande pour ≈ 40 kg de poids vif.

Deux points d’attention

  • Le consommateur wallon a une image faussée de la viande d’agneau qu’il consomme. Seuls 37 % des acheteurs wallons pensent acheter de l’agneau importé, une perspective non compatible avec la réalité des chiffres d’importation.
  • La wallon produit peu de viande d’agneau et, paradoxalement, l’éleveur peine à vendre son produit à un prix rémunérateur. Le point noir du secteur est certainement la commercialisation de la viande d’agneau.

Une consommation non locale

  • 1,2 kg « équivalent carcasse » consommé par habitant et par an – soit ≈ 0,6 kg de viande. Cela représente 2 % de la viande consommée par le wallon.
  • 87 % de la viande d’agneau consommée est d’origine étrangère, dont environ la moitié d’origine néo-zélandaise.

Un produit local saisonnier, davantage disponible à l’automne, consécutif à la reproduction traditionnellement saisonnière des animaux, fonction de la longueur du jour.

La viande d’agneau est une viande peu consommée par le wallon et qui garde une étiquette de viande « festive ». La viande d’agneau est considérée comme onéreuse par 6 consommateurs belges sur 10 alors que son prix s’aligne assez sensiblement sur celui de la viande de bœuf. La filière ovine française s’attache à davantage introduire la consommation de viande d’agneau dans notre assiette quotidienne.

La consommation de viande d’agneau par le belge est relativement saisonnière, avec des consommations plus importantes au moment de Pâques et des fêtes de fin d’année. La saisonnalité de la consommation est donc en inadéquation avec la saisonnalité de la production locale.

Les chiffres clés de la viande ovine

460 éleveurs wallons professionnels

8% de la viande consommée est d’origine locale

57% du cheptel est au main des professionnels

Un emploi à temps plein demande d’élever 400 brebis

Une production axée majoritairement sur la prairie

5490 éleveurs en Wallonie dont 92% d’hobbyiste