(Dossier fipronil) Volailles et parasite du pou rouge : faisons le point !

Un parasite qui nuit au bien-être des animaux, peu importe la taille et le type d’élevage

>Le pou rouge, dans son appellation commune, est en fait un parasite, de la famille de la classe des arachnides, sous-classe des acariens.

Il s’agit d’un nuisible qui s’attaque aux volières, pigeonniers, poulaillers, chez les amateurs aussi bien que les professionnels. C’est un parasite des oiseaux.

> Pour se nourrir, le pou rouge procède par une piqure sur la peau de l’animal, pour ensuite pouvoir aspirer son sang.

L’animal subit donc des micro hémorragies permanentes, par un plusieurs dizaines de parasites. Dans les cas extrêmes, cela peut mener à des états où l’animal ne sait plus survivre.

Les poussins étant plus fragiles, il faut être particulièrement vigilant dès que la présence du pou est détectée.

 

Un parasite qui se plait bien n’importe où

> L’état d’infestation d’un élevage, quel que soit sa taille, est variable. Parfois, les parasites ne sont pas très nombreux et les animaux peuvent parvenir à s’en sortir, mais souvent les infestations sont massives, et  les problèmes de bien-être animal s’intensifient ainsi que le risque de mortalité.

> Au niveau de son cycle de vie, le pou rouge se reproduit très rapidement, d’autant plus lorsque les conditions sont propices. La chaleur de cet été a certainement pu encore endiguer (au contraire, c’est plutôt favorisé par la chaleur) le phénomène ! Plus il fait chaud, plus le cycle va vite.

Ceci peut avoir aussi des conséquences sur les récidives face au traitement… Comme tout parasite, le pou rouge n’est pas évident à éradiquer.

Le pou rouge ne se développe pas sur l’animal, mais partout dans son environnement direct : il est très mobile, autonome et se déplace partout.
Principalement la nuit, il sort de sa cachette et vient se nourrir du sang de l’animal qu’il parasite.

 

Un traitement indispensable pour éradiquer le parasite

> Le cycle de reproduction complet du pou rouge est de 7 à 10 jours, et une femelle peut pondre jusqu’à 200 œufs par semaine. Sa vitesse de reproduction est donc un problème pour éradiquer sa présence.

> Vu sa présence dans l’environnement, le traitement de l’animal mais aussi de l’environnement tout entier sont requis ! Dans ce cadre, l’usage de pesticides efficaces est fortement recommandé par les professionnels de la santé animale.

Il existe plusieurs produits, notamment le « Byemite », qui sont autorisés sur le marché belge, avec des degrés d’efficacité divers.

 

Le pou rouge touche quasi tous les éleveurs de volailles, quel que soit le nombre d’animaux

> « Chaque semaine nous avons des particuliers qui viennent car leurs animaux (principalement des volailles, mais cela arrive aussi très souvent pour les pigeons) sont infestés de poux rouges !

Il ne s’agit pas d’une situation rare, mais bien d’un mal commun et banal…

Dans tous les cas, nous recommandons le traitement des animaux, et de la volière.

Le particulier doit alors retirer ses œufs et ses poules de sa consommation quotidienne, et cela jusqu’à  4 semaines en fonction du traitement appliqué.

Et c’est vrai que cela ne fait jamais plaisir aux personnes concernées, qui sont privées de leurs œufs.

Mais c’est encore plus problématique pour un éleveur qui vit de sa production. »