Diverses sources d’aliments pour les bovins

Date de publication : Mars 2017

L’herbe est l’aliment de base de l’alimentation des bovins. Les éleveurs la complètent généralement avec d’autres aliments en fonction de sa richesse en nutriments et du type de bovins (laitiers ou viandeux).

L’herbe d’une prairie n’est pas constituée d’une seule espèce végétale. Elle comporte des variétés de graminées (ray-grass, fétuques…) et des variétés de légumineuses (trèfles blancs et violets). Cette diversité permet d’assurer une valeur alimentaire équilibrée à l’herbe et de mieux répartir la production des prairies tout au long de la saison.

En Wallonie, les éleveurs cultivent du maïs dont ils récoltent toute la plante (tige, feuilles et épis). Ces plants de maïs sont broyés et conservés sous forme d’ensilage. Celui-ci sert à alimenter les animaux durant la période hivernale, voire parfois estivale. Il apporte de l’énergie supplémentaire à la ration.

Ces fourrages (herbe pâturée, ensilages d’herbe ou de maïs) représentent de 70 à 80 % de la ration alimentaire des bovins en Wallonie.

Afin de fournir aux bovins une ration la plus équilibrée possible en protéines et en énergie, les fourrages sont complétés par d’autres aliments, aussi appelés aliments concentrés.

Les aliments concentrés se caractérisent par des teneurs en matière sèche et en énergie élevées. Certains d’entre eux sont également riches en protéines (graines de protéagineux et d’oléagineux). Ils servent à équilibrer en azote et en énergie la ration de base, établie à partir des fourrages, surtout pour les animaux qui produisent beaucoup de lait et de viande.

Voici quelques-uns de ces aliments, aussi appelés concentrés :
Les céréales : elles sont généralement aplaties et ne représentent que 4 à 5 % de la ration des bovins.
Les drèches de brasserie : résidus de la fabrication de la bière à partir de céréales.
Les pulpes de betteraves : résidus de la betterave après l’extraction du sucre.
Les tourteaux de soja, de colza et de lin : résidus de l’extraction de l’huile.
Les graines d’oléagineux locaux : colza, lin.
Les graines de pois, féveroles et lupins (protéagineux riches en protéines).
Il s’agit souvent de coproduits de fabrication d’aliments à destination humaine.

Un coproduit est créé au cours du même processus de fabrication que le produit principal. Par exemple, les pulpes de betteraves (coproduit) utilisées en alimentation des bovins sont le résultat de l’extraction du sucre (produit principal) des betteraves sucrières. Grâce à la valorisation de grandes quantités de fourrages et de coproduits, les élevages bovins sont peu en concurrence avec l’homme pour l’utilisation des ressources alimentaires. Une étude est en cours en Wallonie afin de chiffrer cette complémentarité.

A l’exception du soja, tous ces aliments concentrés peuvent être produits en Wallonie.

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