Les bovins wallons mangent de grandes quantités d’herbe

Source : Cellule Info Viandes

Date de publication : Février 2017

En Région wallonne, 60 à 80% de la ration d’un bovin allaitant est constituée d’herbe.

Associée au maïs fourrager, aux céréales et co-produits tels que les pulpes de betteraves que les éleveurs produisent au niveau de leur exploitation ou qu’ils peuvent avoir en Wallonie, l’autonomie alimentaire peut atteindre les 85-90%, voire les 100%.

De nombreuses recherches sont en cours aujourd’hui pour accroître cette autonomie alimentaire. La plupart du temps, les prairies sont des terres qui ne pourraient pas être valorisées autrement, car pauvres en nutriments et inadaptées à la production de cultures végétales pour l’homme, elles sont néanmoins indispensables pour des élevages de qualité.

L’alimentation du bovin, c’est 80% de fourrage incluant une grande part d’herbe pâturée.

Les bovins se nourrissent avant tout de grandes quantités d’herbe, plantes fourragères et également des coproduits de l’industrie agro-alimentaire (fécules, sons, pulpes, drêches, …) peu valorisables autrement.

Voici l’exemple d’une ration globale d’un bovin dans une exploitation de type polyculture – élevage :

L’herbe fraîche représente 49% de la ration.

La prairie pâturée est la base de l’alimentation des bovins et occupe près de la moitié de la ration. Le pâturage s’étend en général du mois d’avril à la fin octobre.

L’ensilage d’herbe représente 29% de la ration

Il remplace l’herbe fraîche durant la période hivernale. Associée à l’herbe fraîche, l’herbe représente plus de 75% de la ration globale d’un bovin. L’ensilage est une méthode de conservation de l’herbe fauchée au printemps.

L’ensilage de maïs représente 7% de la ration

Il assure l’apport d’énergie de la ration. Ce maïs est issu de variété fourragère récoltée au sein des exploitations et conservée sous forme d’ensilage.

Les concentrés représentent 6% de la ration

Il assure l’apport protéique de la ration. C’est le seul composé qui ne vient généralement pas de l’exploitation. Il s’agit de tourteaux de soja, de lin, de colsa, du tournesol… qui garantissent également un apport en minéraux essentiels. Le tourteau est également un sous-produit issu de la fabrication des huiles raffinées et du biodiesel.

Les pulpes représentent 5% de la ration

Il peut s’agir de pulpes de betterave, de drèches de brasserie, de purées de pommes de terre… Un bon moyen de valoriser les sous-produits de la transformation des matières premières.

L’épeautre représente 4% de la ration

L’épeautre est une céréale rustique. Cette céréale est plus souvent utilisée sous forme aplatie pour améliorer sa digestibilité. Son intérêt par rapport à l’orge ou au blé est sa richesse en fibre.

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